Franchir l’étape de l’autonomisation pour influencer durablement l’économie.C’est le défi que veut relever le réseau des femmes bâtisseuses de Côte d’Ivoire.A cet effet, ce réseau a organisé le samedi 22 mars à Abidjan Cocody un échange autour du thème » De l’autonomisation à l’impact : l’influence de la femme sur l’économie mondiale ».
À l’occasion, la présidente de ce réseau a situé sur les enjeux de cette rencontre. » Cette activité vise à inciter les femmes à l’autonomisation et l’influence par leur travail.Parce que comme je l’explique ce n’est pas seulement dans l’entrepreneuriat qu’on influence , on peut influencer dans son milieu de vie, dans son entreprise et à tous les niveaux .Et l’autonomisation n’est pas seulement économique , elle est aussi mentale parce que la femme a tendance à se négliger , à perdre confiance en elle.Cette activité veut donner les outils à la femme pour travailler son mental et être résiliente , à être une femme à forte mentalité pour impacter positivement son environnement » a exhorté Bligui Mireille.
Lors des échanges N’guessan Akissi Jacqueline a souligné que l’autonomisation économique de la femme passe par son autonomisation personnel. » Pour qu’on parle de l’autonomisation de la femme, il faut qu’on parle d’abord de son autonomisation personnel parce que la femme a toujours subi les contraintes traditionnelles qui la rabaisse tout le temps.Il faut donc commencer par l’autonomisation personnelle pour que la femme sache qu’elle est un être de valeur afin de se lever pour entreprendre pour son autonomisation financière et lorsque son autonomisation financière influence positivement son environnement alors l’on parle d’autonomisation économique » a expliqué la présidente de la coopérative agricole SIAWEHI.
Pour sa part, Florence Dagrou a invité les femmes à influencer l’économie par l’éducation qu’elles dispensent » Vous avez le pouvoir de fournir à notre nation des hommes et femmes éduqués, d’une droiture irréprochable qui se donnent corps et âme dans leur travail » , a plaidé l’experte en genre.
Pour finir, Coulibaly Alimata a partagé son expérience de pionnière dans la commercialisation des produits locaux transformés . » Le chemin n’a pas été facile. Notre activité était innovante donc méconnue. Nous avons été résiliente et aujourd’hui nous avons pu bâtir un écosystème des femmes transformatrices de produits locaux.Notre vision est de mettre en place des unités complètes de l’agro- transformation » a projeté la directrice générale de GPL les précuits.
Essoh Fulgence