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Le président de la  Fondation Internationale pour l’Observation et la Surveillance des Droits de l’Homme et de la Vie Pacifique (FIDHOP), a animé ce mardi 5 septembre 2023 à Cocody ,une conférence de presse en présence de la presse nationale et internationale.

Objectif de cette conférence de presse, faire le bilan des élections municipales et régionales couplées du 2 septembre 2023 après observation de sa structure à travers les Observateurs Indépendants des Élections (OIDE).

Ces observations ont porté sur près 17 régions de la Côte d’Ivoire sur le terrain, les observateurs ont constaté, selon Boga Gervais ce 02 septembre, le retard à l’ouverture du vote et du matériel électoral défaillant.

« Ceci est de l’entière responsabilité de la CEI, parce que le retard est récurrent, élection après élection. Il revient à l’institution de tout mettre en œuvre pour résoudre ces problèmes. La CEI doit gagner en professionnalisme », a fait remarquer le président du FIDHOP.

Concernant les actes de fraude, le responsable de l’OIDE indique que :« Les Bénévoles de l’OIDE ont certes reçu des alertes de tentatives de fraude ; mais aucune fraude n’a été formellement détectée. Est-ce à dire que ces élections du 2 septembre ont été sans aucune fraude ? Pour la FIDHOP, la possibilité de fraude n’est jamais à exclure de façon absolue au cours d’un scrutin, notamment en Afrique ».

Il poursuit en disant :« En effet, la fraude étant très complexe, elle peut se préparer et se réaliser à plusieurs niveaux du processus électoral. Ainsi, deux étapes devraient être surveillées et maitrisées par toutes les parties prenantes dans le processus, pour plus de transparence : il s’agit d’une part de la liste électorale, avec des noms d’inscrits disparaissant ou se déportant parfois d’un bureau de vote A, à un autre bureau de vote B, souvent dans une autre ville ; et d’autre part, le système des tablettes, qui pourrait être une piste de fraude, puisque la CEI reste seule à contrôler l’accès au serveur. Il s’impose de rendre ce système plus transparent ».

Aux opposants, le président des observateurs de l’OIDE indique La fraude ne saurait être brandie pour justifier des échecs pourtant prévisibles, il donne même des précisions sur les cas de Yopougon et de Gagnoa qui selon lui :« des candidats de l’opposition se sentant en difficulté, ont tenté de se réfugier derrière une fraude imaginaire. Pire, il y en a qui ont tenté de manipuler l’opinion : les Observateurs de l’OIDE l’ont constaté à Gagnoa et à Yopougon. Ceci est à éviter, pour ne pas allumer de feu de violences inutiles ».

La CEI, mais également les autorités en charge de l’ordre public, devraient y veiller scrupuleusement.Au terme des recommandations, le président de la FIDHOP, recommande au parti au pouvoir, le RHDP, d’œuvrer pour que le jeu électoral soit plus ouvert, qu’il soit juste, transparent et à chance égale pour tous candidats. En cela, la transparence s’impose sur la liste électorale ; ainsi que dans l’occupation de l’espace médiatique, à travers les médias publics. Car, « à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire».

« Ce qui ferait noyer le sentiment d’un retour au parti unique ou d’une dictature rampante ou sournoise »al, a-t-il indiqué.

La  Fondation Internationale pour l’observation et la surveillance des Droits de l’Homme et la vie Pacifique, par la voix de son premier responsable, a aussi demandé à l’opposition ivoirienne de se remettre en cause et se réinventer, pour donner un sens à la Démocratie :« L’opposition ivoirienne devrait tirer toutes les leçons de sa débâcle à ces élections du 2 septembre 2023. L’opposition devrait penser à mieux se préparer pour toutes élections à venir. Elle devrait penser à son unité, au lieu de se disperser et de s’affronter elle-même, ce qui paraitrait irresponsable ;

Elle devrait plutôt mettre en avant l’intérêt général, en faisant le choix des meilleurs candidats lorsque cela est nécessaire ».

Aux  Indépendants, Boga sako Gervais demande de ne pas trahir ceux qui les ont élus en allant donner leurs victoires aux partis politiques, moyennant généralement forte rémunération.

La FIDHOP propose que certaines dispositions soient prises, pour un plafonnement des dépenses de campagne électorale aux élections, municipales, régionales, sénatoriales, législatives et surtout présidentielles ; parce que sur le terrain, certains en écrasent des adversaires par leurs fortunes.

« S’agissant de la participation des membres du gouvernement, des présidents d’institutions ou des directeurs généraux de l’État à toutes élections. La FIDHOP estime que la participation de ces personnalités à des élections devrait être encadrée et contrôlée ; puisque leur statut influence parfois certains électeurs », a fait le président de cette organisation des droits de l’homme.

Il a terminé en disant :« pour briser toute suspicion sur la CEI, dont des agents ont souvent des familiarités avec le parti au pouvoir, la FIDHOP recommande ce qui suit, qui devrait être pris en compte bien avant l’élection présidentielle de 2025 : Que la CEI centrale et les CEI locales soient totalement reformées, pour être dirigées par des acteurs de la société civile (comme en 2000) ; avec certes des représentants d’institutions de l’État, mais n’ayant que le statut d’observateurs, sans droit de votes ;Que le président de la CEI centrale, pour faire consensus, pour qu’il soit au-dessus de tout soupçon et indépendant dans sa mission, puisse être désigné soit par appel à candidature, soit à l’issue d’un vote par des institutions de la société civile ; soi-même au suffrage direct ou indirect et Que la liste électorale soit auditée, toilettée et mise à jour, en 2024, puis en 2025, avant la présidentielle ».

JMB

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