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Les 21 et 22 janvier 2026, les courts du Sofitel Hôtel Ivoire ont accueilli un regroupement inédit de joueurs et d’entraîneurs, dans le cadre d’un projet de refondation du tennis ivoirien. Organisée par la Fédération ivoirienne de tennis sous l’impulsion de son président Me Sylvère Koyo, cette rencontre a été marquée par la présence de Thierry Ascione, fondateur du groupe ALL IN, venu conduire un audit du dispositif local et initier les bases d’une collaboration stratégique.

Acteur reconnu dans les sports de raquettes, en particulier le tennis, le groupe ALL IN qui fédère ALL IN Group, ALL IN Management et ALL IN Country Club, a été créé par l’ancien joueur professionnel Thierry Ascione, en partenariat avec Jo-Wilfried Tsonga, lui aussi ex-numéro un français. S’appuyant sur cette expérience de haut niveau, la structure entend mettre son expertise au service du développement du tennis ivoirien, à travers un accompagnement technique et stratégique inscrit dans la durée.

« À la demande du président Me Sylvère Koyo, je suis venu observer ce qui se fait en Côte d’Ivoire », a indiqué Thierry Ascione. Sa mission consiste à identifier les ressources locales, apprécier le potentiel existant et proposer un schéma de formation durable aussi bien pour les joueurs que pour les entraîneurs. « L’objectif est de faire progresser le tennis ivoirien vers le niveau que souhaite atteindre la Fédération », a-t-il expliqué.

Le projet repose notamment sur un vaste programme de détection au sein des clubs, destiné à repérer les jeunes talents désireux de s’investir davantage. Une attention particulière sera accordée à la conciliation entre sport et études. « Beaucoup d’enfants rencontrent des difficultés à s’entraîner régulièrement à cause des horaires scolaires », a relevé Thierry Ascione, qui préconise la création d’établissements à horaires aménagés, du primaire au lycée, afin de favoriser un meilleur équilibre entre formation académique et pratique sportive.

La stratégie envisagée s’inscrit dans un processus progressif, allant de l’école à la haute performance, avec l’ambition de faire émerger un joueur numéro un capable de porter les couleurs ivoiriennes sur la scène internationale. En parallèle, un repérage précoce des jeunes devrait contribuer à limiter les abandons liés aux contraintes scolaires, financières ou logistiques. Certains profils prometteurs pourraient également être accueillis en académie en France pour y être formés, à la fois comme joueurs et comme futurs entraîneurs.

Prudent quant à la sélection des bénéficiaires, Thierry Ascione refuse toute précipitation. « En deux jours, on ne peut pas décréter qui a du potentiel ou non », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de s’appuyer sur les encadreurs locaux qui suivent les enfants au quotidien. Le groupe ALL IN se positionnera ainsi comme un partenaire technique, chargé d’auditer, d’orienter et de soutenir, tout en offrant, si besoin, des opportunités de formation en France aux profils les plus prometteurs.

Conscient que les changements ne peuvent être immédiats, il met en avant l’importance d’un travail de fond. « Nous ne sommes pas des magiciens », a-t-il rappelé, annonçant qu’un rapport sera transmis à la Fédération afin de définir une feuille de route progressive et réaliste.

L’engouement observé durant ces deux journées renforce l’optimisme autour du projet. « Les courts sont pleins et de nombreux enfants attendent leur tour pour jouer », a constaté Thierry Ascione, convaincu que la volonté de faire évoluer le tennis ivoirien est bien réelle.

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