À quelques jours du scrutin du 27 décembre, la circonscription 181 a basculé dans une ferveur inédite. Lundi dernier, le stade de l’École 3 de Dioulakro a été le théâtre d’une mobilisation exceptionnelle, marquant ce que les observateurs qualifient déjà de tournant décisif pour la candidature d’Adjé Aimé.
Le stade de Dioulakro n’avait pas connu une telle effervescence depuis des décennies. Dès l’aube, les artères d’Adiaké ont été submergées par des délégations venues d’Etuéboué, d’Assinie-Mafia et des localités environnantes. Plus de 5 000 personnes un record pour le secteur ont investi l’enceinte, tandis que des centaines de sympathisants, faute de place, suivaient les allocutions depuis les abords du site. Ce rassemblement n’était pas qu’un simple meeting ; c’était une démonstration de force et d’adhésion populaire autour d’un homme : Adjé Aimé.
La cérémonie, ouverte par les rites traditionnels de libation et des prières œcuméniques, a rapidement laissé place à une tribune politique d’une rare intensité.
Le Dr Bilé Vincent, Directeur départemental de campagne, a ouvert le bal des allocutions avec une assurance affichée,
« On disait Adiaké imprenable. Aujourd’hui, le mythe s’effondre. Cette marée humaine prouve que la population a soif de changement. Le travail de terrain est fait, la victoire est à portée de main. »
Cette volonté de rupture a été relayée avec force par la jeunesse, représentée par Koné Issiaka. Ce dernier a salué un candidat « de terrain », dont l’engagement social précède les ambitions électorales. « Adjé Aimé n’attend pas les élections pour agir. Il croit en nous, et le 27 décembre, nous lui rendrons cette confiance dans les urnes », a-t-il martelé sous les acclamations.
L’un des faits marquants de cette journée fut la transversalité des soutiens.
Dr Ahaté Tamala Louise, porte-parole des femmes, a souligné que le candidat incarne désormais l’espoir d’une protection et d’une représentativité accrue pour la gent féminine.
Plus surprenant encore, le ralliement de figures de l’opposition, à l’image d’Henri Taribo. Ce dernier a fustigé une « politique de l’assistanat ponctuel » pour louer la constance d’Adjé Aimé : « Nous ne voulons plus de promesses de campagne à coup de sacs de riz. Nous voulons des infrastructures et de l’emploi. Adjé Aimé est l’homme du concret. »
Lors de son allocution de clôture, le candidat Adjé Aimé a privilégié l’authenticité à la surenchère électorale. Dans un discours empreint d’humilité et de spiritualité, il a tenu à clarifier sa vision du rôle de député.
« Je ne viens pas vers vous avec des promesses creuses. Je viens avec mon parcours et ma foi. Le mandat que je sollicite est celui de la représentation : être votre voix, porter vos douleurs et vos espoirs à l’Assemblée nationale. »
Refusant de s’inscrire dans une politique de pure forme, il a insisté sur le lien indéfectible qui l’unit à sa communauté : « Ce que Dieu mettra entre mes mains, je le mettrai à votre service, comme je l’ai toujours fait. » En guise de soutien à l’effort de mobilisation, il a annoncé une contribution de trois millions de FCFA pour les actions de terrain.
À l’issue de ce meeting historique, l’atmosphère à Adiaké laissait transparaître une certitude : la dynamique semble désormais irréversible. En réussissant à fédérer toutes les couches sociales et les sensibilités politiques de la circonscription 181, Adjé Aimé s’impose comme le favori d’un scrutin où le peuple d’Adiaké, d’Etuéboué et d’Assinie entend reprendre son destin en main.
JMB



