Abidjan Capital du rire

Le président du Parti Ivoirien des Travailleurs, le dr Aka Ahizi était face à la presse ce mercredi  1er Juillet 2020. Il s’agissait pour le conférencier de se prononcer sur la situation sociopolitique ivoirienne, notamment celle relative au processus électoral. « A quatre mois des élections présidentielles du 31 octobre 2020, des milliers d’Ivoiriens et des acteurs politiques majeurs, candidats déclaré ou potentiel à ces élections sont contraints à l’exil forcé hors de leur propre pays. Par ailleurs, des députés et chefs de partis politiques sont maintenus sans jugement en prison en dépit des appels répétés des chefs religieux (Imams et évêques) pour leur libération », a déclaré Aka Ahizi qui demande au gouvernement de surseoir au mandat d’arrêt émis contre le président du GPS, Guillaume Kigbafori Soro. Le conférencier réclame au régime de sursoie au mandat de dépôt décerné contre plusieurs de ses proches et de procéder immédiatement à leur mise en liberté provisoire. Aka Ahizi cite notamment Alain Lobognon, Loukimane Camara, Kanigui Soro, Yao Soumaïla, Kando Soumahoro, Souleymane Kamaraté dit Soul To Soul, Karidioula Souleymane Koné, Tiéfour Koné   Simone Soro, Porlo Rigobert Soro, Félicien Sékongo, Aboubacar Touré, Babou Traoré, Ladji Ouattara, Gnamiand N’Dri, Dahafolo et Adma Zebret. « La communauté internationale, L’Ue en l’occurrence recommande vivement sans être entendue à l’Etat de Côte d’Ivoire, la libération des députés emprisonnés et le retour des exilés politiques. Ainsi, rien, absolument rien semble-t-il ne fera bouger le régime actuel dans sa volonté affichée de conserver le pouvoir politique par tous les moyens », a encore déclaré le président du PIT, avant de demander au gouvernement la relance du dialogue politique « Il faut relancer immédiatement le dialogue politique sans exclusive avec toute l’opposition. La libération de tous les prisonniers, civils et militaires ». Le conférencier a jeté un regard critique sur l’attitude président qui ne semble pas être ému par la situation des exilés. « Il faut le retour sans condition de tous les Ivoiriens exilés. La prorogation jusqu’au 15 juillet de l’opération d’enrôlement sur la liste électorale, la réforme de la CEI, la révision du code électoral et la mise en place d’une gouvernance de transition des Ivoiriens et d’organiser des élections inclusive, transparentes et apaisée ». Le conférencier a abordé d’autres sujets brûlant tout en proposant ses solutions. Aka Ahizi pense que le pic de l’épidémie du Coronavirus n’est pas encore atteint et les cas graves se multiplient. « Les centres des cas graves au bord de la surcharge, commencent à crier ‘’alerte’’. Le personnel médical quotidiennement exposé, est de plus en plus infectés par le COVID.19 et la motivation à la tâche commence à prendre du plomb dans l’ail ». Pour lui, le désastre que subissent les Ivoiriens à chaque saison des pluie et qui ne finit pas de les  hanter a un nom. La mauvaise gouvernance et a un coût à la fois humain et financier. « Comme on peut l’observer, pris de panique à l’idée de perdre le pouvoir, le RHDP s’enferme dans des pratiques peu recommandables qui ne laissent pas de perturber le champ et le  jeu politique, lieu par excellence de confrontation des idées », a conclu Aka Ahizi, président du PIT.

 

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