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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et son premier ministre, Boubou Cissé, ont été « arrêtés » mardi en fin d’après-midi à Bamako par des militaires en révolte, a affirmé un des chefs de la mutinerie.

Nous pouvons vous dire que le président et le premier ministre sont sous notre contrôle. Nous les avons arrêtés chez lui » (au domicile du chef de l’Etat), a déclaré un  militaire ayant requis l’anonymat. La même source indique que le président malien IBK et son premier ministre sont dans un blindé en route pour Kati », le camp militaire de la banlieue de Bamako, où la mutinerie a débuté dans la matinée.

Situé à 15 kilomètres de Bamako, le Prytanée militaire de Kati est un établissement d’excellence hérité de l’époque coloniale où l’on apprend dès l’âge de 12 ans le métier des armes.

Le camp militaire de Kati était aussi devenu l’endroit où de nombreuses violences commises contre des militaires  fidèles au président renversé. Les bérets verts qui contrôlent actuellement ce camp militaire seraient donc à l’origine des coups feu.

Les tirs nourris de ce matin sont consécutifs au limogeage du colonel Ibrahim Noumouko de la garde rapprochée du président IBK. Et ce matin, il semblerait que des hommes armés se seraient rendus à son domicile pour l’arrêt.

Plusieurs d’officiers supérieurs sont annoncés à la tête des mutins. Parmi lesquels le général Cheick Fanta Mady Dembélé. Mais Etienne Fakaba Sissoko, directeur du Centre de recherche d’Analyses politique, économique et Sociale du Mali (CRAPES) explique que la situation reste assez confuse.

« Selon des sources militaires, la participation du général Cheick Fanta Mady Dembélé n’est pas encore clairement  établie comme étant le cerveau de la mutinérie. Mais deux noms reviennent le plus souvent : c’est les colonels Malick Diaw Moussa Sadio Camara », indique-t-il.

SOURCE DW.COM

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